FLFR 221 Lecture 1: sémantique des textes
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Department
Foreign Language - French
Course
FLFR 221
Professor
mr.Abdessamed
Semester
Fall

Description
Nom : RAZI Prénom : Abdessamed Groupe : 06 Sémantique des textes : La sémantique est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés, ce dont on parle, ce que l'on veut énoncer. Sa branche symétrique, la syntaxe, concerne pour sa part le signifiant, sa forme, sa langue, sa graphie, sa grammaire, etc ; c'est la forme de l'énoncé. En particulier, la sémantique possède plusieurs objets d'étude :  la signification des mots composés ;  les rapports de sens entre les mots (relations d'homonymie, de synonymie, d'antonymie, de polysémie, d'hyperonymie, d'hyponymie, etc.) ;  la distribution des actants au sein d'un énoncé ;  les conditions de vérité d'un énoncé ;  l'analyse critique du discours ;  la pragmatique, en tant qu'elle est considérée comme une branche de la sémantique. L'analyse sémantique d'un message est la phase de son analyse qui en établit la signification en utilisant le sens des éléments (mots) du texte, par opposition aux analyses lexicales ou grammaticales qui décomposent le message à l'aide d'un lexique ou d'une grammaire. Dans le cadre de l'analyse sémantique, le fait que deux mots s'écrivent de la même manière ne signifie pas forcément qu'ils ont le même sens : les homonymes sont polysémiques. Par exemple, du point de vue morpho-syntaxique, le mot « vienne » peut prendre un sens différent dans des phrases comme « qu'il vienne ici » (dans ce cas c'est le verbe « venir ») et dans d'autres comme « aller en vacances à Vienne » (ici c'est un nom propre). Du point de vue sémantique, le même mot « vienne », peut correspondre à la ville de « Vienne », qui existe en Autriche et en France, ainsi qu'au département de la Vienne (il faudrait dire « dans la 1 Vienne »), etc. Il y a une multitude de mots ambigus dans toutes les langues , ce qui peut créer des incompréhensions. On estime qu'environ un mot sur deux, privé de son contexte est ambigu dans les langues indo-européennes . 2 Mais dans la perspective de la sémantique interprétative, ces exemples posent de faux problèmes car, en situation de communication réelle, n'importe quel locuteur compétent en français saura faire la différence en contexte entre les mots « Vienne » et « vienne ». Outre le V majuscule à l'écrit, les instructions contextuelles permettent de comprendre qu'il ne s'agit pas des mêmes mots. Dans les deux exemples donnés plus haut, la seule logique grammaticale permet de comprendre que « vienne » est un verbe, tandis que « Vienne » est un toponyme. C'est pourquoi la question du sens, et donc de la description sémantique, ne peuvent se poser à l'échelle du mot, mais seulement à l'échelle 3 d'une séquence, souvent de plusieurs phrases, appelée « période » . Il est donc fondamental d'analyser le sens des mots pour comprendre ce qu'on dit (ou bien ce que les autres disent). C'est une opération humaine que nous effectuons tous les jours, sans forcément en être conscient, qui pose de nombreux problèmes pour l'analyse automatique sur ordinateurs. En particulier dans les moteurs de recherche, les logiciels de traduction et les correcteurs orthographiques, les résultats contiennent de nombreuses erreurs. 1.3. Les approches sémantiques des textes On peut distinguer deux sortes principales de théories du texte : sémiotiques et linguistiques. Les théories sémiotiques les plus connues considèrent le niveau linguistique comme une variable de surface (Greimas), et se sont naguère constituées par opposition à des théories linguistiques restreintes à la morphosyntaxe. Avec l’extension du champ des études linguistiques, le principe d’une sémiotique discursive autonome devient de plus en plus difficile à défendre. Pour leur part, les théories linguistiques se laissent ramener à quatre sortes. a) Les théories issues de la sémantique formelle, dont la plus connue est celle de Kamp. Leur complexité technique est notable. En revanche, elles ne se prêtent pas à une description comparative des textes. Par exemple, le concept de genre n’a pu être reformulé dans ce cadre. Les descriptions, de fait, ne s’étendent pas au-delà du paragraphe. b) Les théories pragmatico-énonciatives issues de l’analyse du discours. Elles se sont attachées à identifier des marques de l’énonciation, comme les indexicaux, à classer les actes de langage, à étudier les structures argumentatives des textes qui s’y prêtent. Ces théories se prêtent à l’analyse des interactions microsociologiques, notamment à l’étude des conversations. Elles sont liées à certains genres oraux, mais ne se sont pas prêtées à la typologie des textes, notamment parce qu’elle revendiquent une définition transcendantale de la communication (cf. Grice et sa référence au kantisme, Sperber et Wilson et leur postulation d’un principe a priori de la pertinence communicative). Ces deux premiers types de théories sont compatibles entre elles, du moins par le cousinage de la pragmatique et du positivisme logique au sein du positivisme logique. c) Les théories sémantiques issues du courant saussurien (Coseriu, le premier Greimas). Leurs domaines de prédilection sont la sémantique lexicale, la théorie des isotopies et l’analyse narrative. Dans ce cadre général, le programme de la sémantique unifiée vise à intégrer les trois paliers de description linguistique (mot, phrase, texte) comme des paliers de complexité différents, mais qui peuvent être décrits en utilisant les mêmes concepts de base (comme le sème). Par leurs recherches sur l’interprétation, ces sémantiques se sont éloignées de l’objectivisme qui a marqué jadis le structuralisme, et se sont rapprochées de certaines théories herméneutiques, comme l’herméneutique matérielle de Szondi, qui est une forme élaborée mais restée lacunaire de l’herméneutique philosophique. d) Les théories "rhétoriques" issues de l’étude des langues de spécialité (Swales, Bhatia). Liées pour la plupart à la tradition anthropologique (Firth, puis Halliday), elles sont soucieuses de décrire la diversité des textes en fonction des pratiques socialisées, et ont accumulé des observations précieuses dans des domaines comme le langage juridique. On pourrait assister à une convergence de ces trois derniers types de recherche. Cela suppose d’une part un refus commun de l’objectivisme et de l’immanentisme, et corrélativement le passage d’une problématique logico- grammaticale, que la sémantique a héritée du voisinage millénaire de la grammaire et de la logique au sein du trivium, à une problématique rhétorique- herméneutique. Peu importe qu’elle soit moins scientiste ou moins scientifique, comme on voudra : par sa prise en compte de la complexité textuelle, elle a déjà montré une capacité descriptive supérieure, ce qui à moyen-terme permettra de trancher pour des raisons d’efficacité. Un état de l’art reste à faire, une synthèse à reche
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