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PSY1501 (38)
Chapter

4- Chapitre 6.docx

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Department
Psychology
Course
PSY1501
Professor
Jean- Philippe Daoust
Semester
Winter

Description
CHAPITRE 6 – LA SENSATION ET LA PERCEPTION • Grâce à une région de la partie inférieure de notre hémisphère droit, nous pouvons reconnaître les visages humains (mais pas ceux des animaux) en un septième de seconde. • Comment construisons-nous nos représentations du monde extérieur? Sentir le monde : quelques principes de base P. 230 – 231 • Sensation : processus par lequel nos récepteurs sensoriels et notre système nerveux reçoivent et représentent (transduction) les énergies du stimulus (crée un potentiel d’action) provenant de notre environnement. • Perception : processus d’organisation et d’interprétation des informations sensorielles (potentiels d’action sensoriels) qui nous permet de reconnaître les événements et les objets qui ont un sens. • Traitement de bas en haut : analyse dont le point de départ se situe au niveau des récepteurs sensoriels et qui avance progressivement jusqu’à l’intégration cérébrale des informations sensorielles (à partir des données brutes, le point de départ se situe au niveau de l’entrée). • Traitement de haut en bas : traitement de l’information, commandé par des processus mentaux élevés, tels que la construction des perceptions fondées sur nos expériences et nos attentes (préconceptions). P. 231 – 234 : seuils • Psychophysique : étude des relations entre les caractéristiques physiques des stimuli (par exemple leur intensité) et l’expérience psychologique que nous avons. • Les humains sont extrêmement sensibles à certains types de stimuli. • Seuils absolu : stimulation minimale nécessaire pour détecter un stimulus particulier (lumière, son, pression, goût, odeur) dans 50% des cas. Les seuils absolus peuvent varier avec l’âge (diminution de la sensibilité des oreilles avec l’âge, par exemple) • Théorie de la détection du signal : théorie consistant à juger de la présence d’un faible stimulus au sein d’une stimulation de fond en mesurant la proportion de réponse correcte par rapport aux «fausses alarmes». La détection d’un faible stimulus dépend de l’intensité du signal et de notre état psychologique (expérience, attentes, motivations, vigilance), ce qui explique qu’il n’y a pas de seuil absolu unique. • Il existe deux suppositions : o Nous pouvons inconsciemment percevoir des stimuli subliminaux (au-dessus du seuil absolu pour une perception consciente, lorsque les stimuli sont détectables dans moins de 50% des cas).  Oui, le seuil absolu correspond au niveau auquel nous détectons un stimulus dans la moitié des cas. o Sans que nous en soyons conscients, ces stimuli ont un pouvoir de suggestion considérable.  Oui, amorçage (activation implicite, souvent inconsciente, de certaines associations qui prédispose les gens à une certaine perception, mémoire ou réponse), nous ressentons parfois ce que nous ne savons pas ni ne pouvons décrire. Mais ces stimuli ont une influence très minime et limitée. Les cassettes subliminales auto suggestives sont totalement inutiles, effet placebo. • La majeure partie du traitement de l’information s’effectue automatiquement, sans que l’on s’en aperçoive, en dehors de l’écran radar de notre esprit conscient. • Pour fonctionner de façon effective, nous avons besoin de seuils absolus suffisamment bas pour nous permettre de détecter des images, des sons, des textures, des odeurs et des goûts importants. • Nous avons besoin de détecter la différence entre les stimuli. • Seuil différentiel : différence minimale qu’un sujet peut détecter entre deux stimuli quelconques dans 50% des cas. Nous ressentons ce seuil différentiel comme une différence tout juste perceptible/détectable. Le seuil différentiel augmente avec la magnitude du stimulus • Loi de Weber : principe selon lequel la perception de la différence entre deux stimuli est possible s’ils diffèrent d’un pourcentage proportionnel minimal constant (selon les types de stimuli) plutôt que d’une quantité constante. P. 234 – 236 : Adaptation sensorielle • Adaptation sensorielle : diminution de sensibilité consécutive à une stimulation constante (après une exposition constante à un stimulus, nos cellules nerveuses sont moins fréquemment stimulées). • Les objets que nous fixons ne disparaissent pas car nos yeux sont toujours en mouvement, ce qui cause une stimulation continuellement en changement. • L’adaptation sensorielle réduit notre sensibilité, mais laisse la liberté de fixer notre attention sur des modifications instructives de notre environnement sans être distraits par des stimulations constantes, sans intérêt, de l’arrière-plan. Nous ne percevons pas le monde comme il est exactement, mais plutôt comme il est utile pour nous de le percevoir. La vue • Transduction : conversion d’une forme d’énergie en une autre. Dans le cas d’une sensation, c’est la transformation de l’énergie d’un stimulus physique comme la lumière, les sons et les odeurs, en influx nerveux (potentiel d’action) que notre cerveau peut interpréter. P. 236 – 237 : Le stimulus d’entrée; l’énergie lumineuse • Ce qui atteint nos yeux n’est pas de la couleur, mais des vibrations d’énergie électromagnétique que notre système visuel perçoit comme une couleur. • La lumière visible que nous percevons n’est qu’une mince bande du spectre complet des radiations électromagnétiques (des ondes les plus courtes aux plus longues : rayons gamma, rayons X, rayons ultra-violets, spectre visible par l’homme, rayons infrarouges, ondes radar, ondes radio, circuits CA). • Certains animaux, contrairement à l’humain, peuvent percevoir l’infrarouge et/ou l’ultra- violet. • Deux caractéristiques physiques de la lumière nous aident à déterminer l’expérience sensorielle que nous en avons o Longueur d’onde : distance entre le sommet d’une onde lumineuse ou sonore et celui de la suivante. Les longueurs des ondes électromagnétiques varient depuis les longues pulsations des ondes radio jusqu’aux signaux très courts des rayons cosmiques. Les longueurs d’onde déterminent sa teinte. o Intensité : quantité d’énergie présente dans une onde lumineuse ou sonore, que nous percevons comme la luminosité (brillance) ou la sonorité; elle dépend de l’amplitude de l’onde. P. 237 – 240 : L’œil Chemin que traverse la lumière dans l’œil (figure 6.7, p.237) • Cornée : protège l’œil et courbe les rayons lumineux afin de permettre une mise au point. • Pupille : ouverture variable au centre de l’œil par laquelle entre la lumière. o Iris : anneau de tissus musculaire qui forme la partie colorée de l’œil autour de la pupille et qui contrôle la taille de son ouverture en se dilatant ou en se contractant selon l’intensité lumineuse et nos émotions. • Cristallin : structure transparente située derrière la pupille qui change de forme pour concentrer les images sur la rétine. o Accommodation : processus permettant au cristallin de changer de forme pour condenser l’image des objets proches ou lointains sur la rétine. • Rétine : surface interne de l’œil, sensible à la lumière, contenant les récepteurs en forme de cônes et de bâtonnets et des couches de neurones qui commencent le traitement de l’information visuelle. (figure 6.8, p.238) o La rétine reçoit l’image de façon inversée (Johannes Kepler – 1604) o Fovéa : point focal au centre de la rétine, autour duquel les cônes de l’œil sont regroupés. o Cônes : récepteurs rétiniens concentrés à proximité du centre de la rétine (fovéa) qui fonctionnent à la lumière du jour ou dans des conditions de bon éclairage. Les cônes détectent les détails fins et sont à l’origine de la sensation de couleur. o Bâtonnets : récepteurs rétiniens qui détectent le noir, le blanc et le gris; nécessaires à la vision périphérique et crépusculaire, lorsque les cônes ne répondent pas. o Voir tableau 6.1 p.239, pour résumé sur les cônes et les bâtonnets. o L’énergie lumineuse déclenche (sur la rétine) des modifications chimiques qui allument des signaux neuronaux, activant les cellules bipolaires voisines, qui à leur tour activent les cellules ganglionnaires. Les axones convergent ensuite pour former le nerf optique (ou chiasme optique), nerf qui véhicule les influx nerveux de l’œil au cerveau (via le thalamus). o Point aveugle : point au niveau duquel le nerf optique quitte l’œil. Il est dit «aveugle» car il n’existe aucune cellule réceptrice à cet endroit. Nous ne voyons pas de point noir puisque nous utilisons notre imagination, nous devinons. P. 240 – 243 : Traitement de l’information visuelle • Au niveau de l’entrée, la rétine traite l’information avant de la diriger vers le cortex via le thalamus. • Les couches de neurones sont une partie du cerveau ayant migré vers l’œil (développement fœtal) et servent non seulement à transmettre les influx nerveux électriques, mais aussi contribuent à l’analyse et au codage de l’information sensorielle. • Chaque zone de la rétine relaie son information vers une zone correspondante du cortex visuel, situé dans le lobe occipital. • Nos cellules rétiniennes sont si sensibles que même la pression les stimule, mais notre cerveau interprète cela comme de la lumière. • Les neurones dans le lobe occipital du cortex visuel reçoivent des informations des cellules ganglionnaires individuelles rétiniennes. • Détecteurs de caractéristiques (David Hubel et Torsten Wiesel) : cellules nerveuses du cerveau qui répondent aux caractéristiques précises d’un stimulus (forme, bordure, ligne, angle ou encore mouvement). o Transmettent l’information à d’autres zones corticales où des équipes de cellules répondent à des schémas plus complexes et spécialisés, soit des aires associatives pour une perception complète qui ne répondent qu’à certaines sortes de stimuli (par exemple, aire associative pour la perception des visages – Heather Sellers – The man who mistook his wife for a hat). Lors de la lésion de ces cellules, certaines perceptions sont bloquées (voir figure 6.11, p.241). • Traitement parallèle : traitement de l’information durant lequel différents aspects d’un problème sont abordés en même temps. C’est le mode naturel de traitement de l’information du cerveau applicable à de nombreuses fonctions, dont la vision. Il se distingue du traitement en série (pas à pas) de la plupart des ordinateurs ou de la résolution consciente d’un problème. • Le cerveau divise une scène visuelle en sous-dimensions (couleur, profondeur, mouvement, formes) et travaille sur chaque aspect simultanément. Le rassemblement des différentes caractéristiques visuelles construit nos perceptions. Le cerveau interprète ensuite l’image en se basant sur des informations issues d’images mises en réserve. • Le cerveau consacre dix fois plus de puissance cérébrale à la vision qu’à l’audition. P. 243 – 245 : Vision des couleurs • La couleur, comme tous les aspects de la vision, réside non dans l’objet, mais dans le théâtre de notre cerveau • Notre seuil différentiel pour les couleurs est si bas que nous pouvons distinguer quelque 7 millions de couleurs différentes. • Isaac Newton : spectre des couleurs • Théorie trichromatique (Hermann von Helmholtz et Thomas Young) : théorie selon laquelle la rétine contient des récepteurs (cônes) distincts pour trois couleurs, les uns surtout sensibles au rouge, d’autres au vert et d’autres encore au bleu, et dont la stimulation combinée peut aboutir à la perception de n’importe quelle couleur. o Les gens démontrant une vision de la couleur déficiente manquent de cônes fonctionnels sensibles au rouge, au vert ou aux deux couleurs. Le daltonisme signifie l’absence de cône sensible à une couleur particulière (voir figure 6.14, p.244). • Théorie des couleurs complémentaires (Hering) : théorie selon laquelle des processus antagonistes de la rétine (rouge-vert, jaune-bleu, blanc-noir) permettent la vision des couleurs. Par exemple, certaines cellules sont stimulées par le vert et inhibées par le rouge, et vice-versa (voir figure 6.15, p.244 – effet de post-image). • Le traitement des couleurs s’effectue en deux étapes : les cônes rouges, verts et bleus de la rétine répondent à des degrés variables à différents stimuli colorés (théorie trichromatique) et leurs signaux sont ensuite traités par les cellules du processus antagoniste du système nerveux, en route vers le cortex visuel (théorie des couleurs complémentaires). L’ouïe (audition) P. 245 – 246 : Le stimulus d’entrée; les ondes sonores • L’oreille détecte les changements brefs de pression de l’air (compression et décompression) et transforme les vibrations de l’air en influx nerveux que le cerveau décode sous forme de sons. • La force (amplitude) des ondes sonores détermine leur intensité. • Les ondes varient en longueur, donc en fréquence (nombre de longueurs d’ondes complètes qui passent en un point en un temps donné – entre 20 et 20000 hertz). Leur fréquence détermine leur hauteur tonale (hauteur d’un son – grave ou aigu) • Décibels : unité de mesure de l’énergie sonore, quantité de compression (voir figure 6.16, p.248) o Seuil absolu (les sons sont à peine perceptibles par l’oreille) : 0 décibel 2 o Chuchotement : 20 (10 ) décibels o Conversation : 60 (10 ) décibels 14 o Concert : 140 (10 ) décibels o L’exposition prolongée à plus de 85 décibels entraîne une perte auditive, puisque destruction des cellules ciliées. o Chaque tranche de 10 décibels correspond à une augmentation d’un facteur 10 de l’intensité du son P. 246 – 250 : L’oreille Chaîne mécanique complexe (voir figure 6.16, p.247) • Oreille externe (de l’extérieur jusqu’au tympan) : canalise les ondes sonores à travers le canal auditif jusqu’au tympan (membrane tendue qui vibre avec les ondes). • Oreille moyenne (entre le tympan et la cochlée) : transmet les vibrations du tympan via un piston formé de trois petits os (marteau, enclume et étrier – amplificateurs des vibrations) à la cochlée (tube osseux enroulé, rempli de liquide, situé dans l’oreille interne et au niveau duquel les ondes sonores déclenchent des influx nerveux). • Oreille interne (partie la plus profonde, entre l’étrier et le nerf auditif) : contient la cochlée (la membrane de la cochlée est appelée fenêtre ovale; elle est remplie de liquide et renferme la membrane basilaire et les cellules ciliées), les canaux semi-circulaires et les sacs vestibulaires. • Le mouvement des cellules ciliées (extrêmement rapides et sensibles) déclenche des influx (potentiels d’actions) dans les fibres nerveuses adjacentes dont les axones convergent pour former le nerf auditif, qui envoie les messages neuronaux (via le thalamus) jusqu’au cortex auditif. • Les lésions des cellules ciliées sont responsables de la majorité des pertes auditives. Lorsque les cellules ciliées sont abimées, nous avons des bourdonnements d’oreilles. • Comment déterminer l’intensité d’un son? Il y a une plus grande quantité de cellules ciliées activées, donc plus de potentiels d’actions effectués en même temps. o Lorsque perte de la sensibilité, seulement les sons de forte intensité sont bien perçus. Les solutions sont les prothèses auditives (amplifient les sons, mais pas nécessairement bon), les implants cochléaires (cellules ciliées artificielles de remplacement) et la prévention. • Comment déterminer la hauteur tonale d’un son? o Théorie de l’emplacement (Hermann von Helmholtz) : théorie qui relie la hauteur du son que nous entendons à l’endroit où la membrane basilaire de la cochlée est stimulée. Les ondes à hautes fréquence ont une activité à proximité du début de la membrane, les ondes à basse fréquence ont une activité à proximité de la fin de la membrane. Cette théorie est surtout utile pour les sons aigus. o Théorie des fréquences : théorie selon laquelle le rythme de l’influx nerveux remontant le nerf auditif correspond à la fréquence d’un ton, nous permettant ainsi de ressentir sa hauteur (plus le rythme est grand, plus le son est aigu). Cette théorie est surtout utile pour les sons graves. o Une combinaison des deux théories semble prendre en compte les sons des hauteurs intermédiaires. • Comment déterminer la localisation d’un son? Nous avons deux oreilles, ce qui nous permet de déterminer quelle oreille détecte le son en premier. o Analyse de mouvement de phase (mais seulement pour sons aigus) P. 250 – 252 : Perte auditive et culture des Sourds • La structure de l’oreille est sensible et fragile, ce qui la rend vulnérable aux détériorations. • Surdité de conduction (ou surdité de transmission) : perte auditive provoquée par une lésion du système mécanique qui conduit les ondes sonores à la cochlée. Aussi causée par des saletés, des infections et de façon artificielle (bouchons). • Surdité neurosensorielle (ou surdité de perception) : perte auditive provoquée par une lésion des cellules réceptrices de la cochlée (cellules ciliées) et/ou du nerf auditif ou du cortex auditif. Ces dommages ne se réparent pas, il faut un implant cochléaire (appareil qui traduit les sons en signaux électriques et stimule le nerf auditif par le biais d’électrodes placées sur la cochlée). • Débats au sujet de l’utilisation des implants cochléaires : la culture des Sourds (500 millions personnes dans le monde). o Préservation de la langue des signes o Controverse; nécessite la décision des parents avant que l’enfant ne puisse choisir. o Poésie, théâtre Les autres sens importants P. 252 – 254 : Le toucher • Les messages les plus importants se transmettent par le toucher. • Le sens du toucher est un mélange de plusieurs sens distincts : pression, chaud, froid, douleur, vibration. • Le cerveau est surtout sensible à des stimulations inattendues. • Le toucher n’est pas uniquement une propriété de bas en haut de nos sens, mais aussi le produit de haut en bas de notre cerveau et de nos attentes (illusion de la main en caoutchouc, p.254) • Kinesthésie : système permettant d’évaluer la position et l
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